Mairie de VALDERIES

Jean HERAIL nous a quittés.

lundi 16 octobre 2017 par Pierre RICCA

De nombreux amis et connaissances s’étaient rassemblés le 26 septembre 2017 en l’église de Valdériès pour accompagner Jean HERAIL à sa dernière demeure. Le défunt était né le 20 mars 1931 à Valdériès de parents agriculteurs-aubergistes, originaires de Faussergues et venus s’installer au village en 1929. Auprès d’eux, jusqu’à l’âge de 9 ans, ce fils unique a connu une enfance heureuse. Malheureusement, son père mobilisé à la guerre décède le 17 juin 1940 sous les bombardements allemands de la gare de RENNES. Cette disparition laissera en lui une plaie qui restera béante toute sa vie. Après son passage par l’école primaire de Valdériès, sa mère le met en pension au séminaire de Valence où il restera jusqu’au certificat d’études. Il décide ensuite d’arrêter sa scolarité et, tout en aidant à la ferme, il accomplit des travaux saisonniers tels que les battages. Etant Pupille de la Nation, il obtient à 16 ans un emploi de facteur remplaçant, activité qu’il exercera jusqu’en 1977. Chez une cousine, il rencontre Marie-Rose qu’il épouse le 10 octobre 1951 à Valence d’Albigeois. De cette union naîtront quatre enfants (Monique, Jean-Marc, Michel et Cathy) auxquels il inculquera les valeurs du travail et de la famille. Au retour de Jean du service militaire, le couple décide de reprendre le café-restaurant familial. C’est avec beaucoup d’efforts que tous les deux remontent cette affaire, elle s’occupant du restaurant, lui jonglant entre la Poste, la petite ferme et le café sans oublier l’exploitation du dancing le dimanche ; bals où bon nombre de couples de la région se sont rencontrés. A sa table, Jean convie facilement ses connaissances. Il s’intéresse fortement à la vie politique de la commune mais c’est surtout dans la vie associative locale qu’il s’est ardemment investi. En effet, avec d’autres Valdérois, il recrée un comité des fêtes qui dynamisera le village avec l’organisation entre autres des « inter-villages ». Il est aussi à l’initiative des premières courses cyclistes (Grand Prix de Valdériès). Mais c’est surtout dans le monde de l’ovalie qu’il va œuvrer en étant en 1971 l’un des fondateurs du club de rugby à XIII. Il en fût le président durant de nombreuses années et son café devint le siège du RCV XIII. Joueurs et supporters n’oublieront jamais les coups de gueule de Jeannot au bord de la touche. Sa fierté et son bonheur furent sans égal lorsqu’en 1983, le club décroche le titre de champion de France de promotion. Fin 1985, il se retire avec Michou dans leur maison route de Rosières où il y reçoit ses amis et apprécie particulièrement la tenue de grandes fêtes de famille au cours desquelles sont rassemblés ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants. Lorsqu’il rencontre des personnes de sa génération, il aime discuter fraternellement en patois. Il coule avec Marie-Rose une retraite heureuse et gardera toujours un œil de patriarche sur la ferme de son fils Jean-Marc. En 2016, il est très affecté par le décès de son épouse. Ses difficultés de mémoire et d’autonomie augmentent et poussent sa famille à chercher une aide auprès de l’EHPAD du Bosc à Carmaux. Suite à un problème de santé récent, il y décède le 24 septembre sans souffrance, entouré de ses enfants.

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